André Joseph Géraud Abbal, né le 16 novembre 1876 à Montech, dans le Tarn-et-Garonne, est un sculpteur français. Fils et petit-fils de tailleurs de pierre, il baigne dès son enfance dans un univers de taille et de formes.
Son parcours artistique prend racine à l’École des beaux-arts de Toulouse, avant qu’il ne rejoigne les prestigieux ateliers parisiens d’Alexandre Falguière et d’Antonin Mercié. C’est là qu’il forge son identité d’artiste, cultivant un style unique qui se distingue par une technique de taille directe, exigeante et physique. À l’instar des grands maîtres qui l’ont précédé, Abbal se fait l’artisan de sculptures monumentales et expressives.
Marié et devenu carbonnais, il partage sa vie entre la quiétude de Carbonne et l’effervescence de Paris. De son atelier, il donne vie à des œuvres qui s’imposent dans le paysage artistique de l’époque. Au gré des commandes officielles, il façonne des monuments aux morts, notamment à Moissac et à Toulouse. Ces œuvres, telles que le Monument aux morts de Lafrançaise, révèlent à la fois son engagement social et sa maîtrise technique.
À travers ses sculptures, Abbal explore la ruralité qui l’entoure, capturant les traditions et les métiers d’un monde en mutation. Des pièces telles que “La Moissonneuse” ou “Enfants à la boule de neige” témoignent de sa profonde connexion avec la nature et la vie familiale. Grand lecteur de Buffon, il s’inspire également de la faune locale, sculptant avec tendresse et précision les grands ducs et autres créatures de son environnement.
Son talent lui vaut d’être reconnu et récompensé : il reçoit le Prix Chenavard en 1900 et 1907, et en 1933, il est fait Chevalier de la Légion d’honneur, hommage à son œuvre marquante. Abbal ne se limite pas à la sculpture, il s’illustre également par ses dessins et ses études de la nature, faisant de lui un artiste complet.
L’artiste décède le 20 juin 1953 à Carbonne. En 1972, sa mémoire est honorée par l’aménagement du musée André-Abbal à Carbonne, où son ancien atelier devient un écrin pour ses créations. Le jardin qui l’entoure, où il repose en paix, est devenu un lieu de promenade et de contemplation. Son héritage, à la fois personnel et collectif, demeure vivant, entre les murs de Carbonne et au-delà, dans l’histoire artistique de la France du XXe siècle.
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