Henri Goetz est né le 29 septembre 1909 à New York. Grâce à son grand-père qui a émigré des Vosges en France vers 1850, Henri a eu une double nationalité qui lui a permis de profiter des deux cultures.
Goetz a commencé ses études d’ingénierie au Massachusetts Institute of Technology et à Harvard. Cependant, une passion croissante pour la peinture l’a amené à changer de carrière et à se consacrer à l’art. Il a développé ses talents artistiques à la Grand Central School of Art à New York.
En 1930, il s’est installé à Paris. Il a fréquenté les académies de Montparnasse et a rencontré Christine Boumeester, une artiste qui jouerait un rôle clé dans son parcours artistique. Ils se sont mariés en 1934.
Au début de sa carrière, Goetz s’est concentré sur le portrait, cherchant à capturer l’essence de ses sujets. Plus tard, influencé par l’avant-garde parisienne, son travail a évolué vers l’abstraction. En 1936, il a abandonné la figuration pour adopter un style surréaliste, inspiré par des artistes tels que Salvador Dalí et André Breton. Sa série « Chefs-d’œuvre corrigés », qui combine peinture et reproductions d’œuvres classiques, illustre sa quête d’innovation et son dialogue avec l’histoire de l’art.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Goetz et sa femme se sont engagés dans la Résistance et en 1939, Goetz, Christian Dotremont et Raoul Ubac ont créé « La Main à Plume », le premier journal surréaliste sous l’Occupation.
Lui et Christine se sont réfugiés à Nice, côtoyant d’autres artistes comme Francis Picabia et Nicolas de Staël. Cette période de clandestinité et de création intense a laissé une empreinte indélébile sur son œuvre.
Après la guerre, Goetz retourne à Paris et approfondit son exploration de l’abstraction. Il introduit la gravure au carborundum, une technique novatrice qu’il développe et enseigne, marquant ainsi l’histoire de l’estampe. De 1947 à 1960, son travail prend une dimension lyrique, caractérisée par des compositions riches en couleurs et en textures.
La mort de sa femme en 1971 plonge Goetz dans une profonde solitude, qui l’incite à intensifier sa production artistique. Il continue d’évoluer jusqu’à ses derniers jours, explorant des thèmes liés à la nature et à l’univers. Henri Goetz décède le 12 août 1989 à Nice, mettant un terme à une vie entièrement dédiée à la création.
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