Max Papart, né en ce jour de décembre 1911 à Marseille. Peintre, graveur, illustrateur et collagiste, il est célébré pour son style entre la figuration et l’abstraction.
Dès son plus jeune âge, Papart est immergé dans un univers artistique. Son père, Noël Papart, ancien capitaine de cavalerie devenu peintre amateur, lui insuffle une passion dévorante pour les arts. En 1928, Papart fait une brève incursion à l’école des beaux-arts de Marseille, mais la rigueur académique ne peut rivaliser avec sa soif d’apprentissage autonome. Il se forme en plein air, à l’écoute des grands maîtres tels que Rubens et Rembrandt. Cependant, les obligations familiales, son père étant invalide et sa mère souffrant de tuberculose, l’obligent à travailler comme ouvrier et aviculteur tout en continuant à cultiver son art.
C’est en 1933 que Papart s’installe à Paris, où il occupe le poste de graveur-imprimeur. Il expose au Salon des indépendants et se plonge dans la gravure à l’aquatinte. La tourmente de la Seconde Guerre mondiale le ramène à Marseille, où il s’engage dans la Résistance, participant activement à la libération de la ville, pour laquelle il sera décoré de la croix de guerre.
Les années d’après-guerre apportent à Papart une reconnaissance grandissante. Il expose régulièrement à Marseille et à Paris, tissant des liens d’amitié avec des figures littéraires telles que Jacques Prévert et Georges Ribemont-Dessaignes, dont il illustrera les œuvres. En 1949, il se marie avec Andrée Garbit, et une nouvelle vie artistique s’épanouit alors, marquée par un tournant vers l’abstraction lyrique et l’exploration des techniques mixtes, notamment le collage.
Son esprit voyageur le conduit à s’intéresser à l’art préhistorique, à explorer divers styles, et à évoluer d’un paysage figuratif vers une abstraction plus libre et vibrante. Il enseigne également la gravure à l’Université de Paris-VIII-Vincennes et s’engage dans les événements culturels de mai 68.
Au fil des décennies, son œuvre rayonne au-delà des frontières, exposée en France, en Italie, en Belgique, en Suisse et aux États-Unis. Il reçoit de nombreuses distinctions, parmi lesquelles le titre d’officier des Arts et des Lettres. Sa dernière période, caractérisée par une synthèse délicate de figuration stylisée et d’abstraction, lui ouvre de nouvelles dimensions créatives.
Max Papart s’éteint à Paris en 1994. Ses créations continuent d’inspirer et d’émouvoir, affirmant, comme il le disait lui-même, que « l’art change, comme la vie ».
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